Après la tragédie survenue dans un bar d’une station balnéaire suisse, les habitants expriment leur « colère » et leur « honte ».

Un sentiment de colère, de honte et d’incompréhension régnait dans les rues et les commerces de Crans-Montana le mardi 6 janvier, six jours après la tragédie du bar Le Constellation, où un incendie a fait 40 morts et 116 blessés dans la nuit du mercredi 31 décembre au jeudi 1er janvier. « Dans mon appartement, comme dans mon magasin, ils viennent vérifier mes prises électriques ou ma cheminée tous les deux ans », a déclaré un commerçant, sous couvert d’anonymat, à l’instar de la grande majorité des habitants et habitués de cette station de sports d’hiver valaisanne. « Comment est-ce possible ? »

« Cela » faisait référence aux déclarations du maire de Crans-Montana, Nicolas Féraud, qui avait admis lors d’une conférence de presse matinale que les services municipaux n’avaient effectué aucun contrôle de sécurité à la résidence Le Constellation depuis 2019, alors que la réglementation locale impose des contrôles annuels. « Choqué par le silence du maire face aux familles », un employé d’une boutique de la station a décrit un « sentiment de révolte grandissant de jour en jour ».

« Aucun contrôle périodique n’a été effectué entre 2020 et 2025. Nous le regrettons profondément », a déclaré M. Féraud, ajoutant qu’il ignorait les raisons de cette absence. Les différents agents municipaux chargés de la sécurité, qui ont contrôlé le bar ouvert en 2015, « auraient dû être plus attentifs » lors de leurs visites, a-t-il concédé. Il a assuré que la municipalité « assumera toute

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