Comment les Alpes suisses repoussent les limites de l’enneigement pour préserver l’accès à la neige

Regardez bien, les enfants, cet incroyable glacier et ses crevasses bleues ! Vous n’en verrez peut-être qu’un seul de votre vie ! » s’exclama un père new-yorkais à ses jeunes enfants, tandis que le téléphérique Matterhorn Glacier Paradise atteignait la station la plus haute d’Europe, à 3 883 mètres d’altitude. C’est précisément sur ce sentiment d’émerveillement que mise la station de Zermatt.

Les nouvelles cabines de luxe des ascenseurs, inaugurées il y a deux ans pour un coût de 55 millions de francs suisses (59 millions d’euros), sont équipées de sièges chauffants. Certaines possèdent également un plancher de verre, permettant aux passagers d’admirer le glacier Théodule, qui fond lentement. En 2025, les glaciers suisses ont enregistré une perte moyenne de 3 % de leur volume, et de 25 % depuis 2015.

Face à l’accélération du changement climatique, les visiteurs doivent grimper toujours plus haut pour « admirer » les vestiges de la glace. À cette altitude vertigineuse, le panorama sur plus de 30 sommets culminant à plus de 4 000 mètres est à couper le souffle, mais cela ne suffit plus. Depuis l’hiver dernier, un téléphérique ultramoderne permet aux skieurs de rejoindre le versant italien du Cervin, au sommet du Valtournenche, dans la Vallée d’Aoste. Désormais reliés, les deux domaines skiables situés au nord et au sud du Cervin offrent 360 kilomètres de pistes, la plupart culminant à plus de

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