Berne ne voit aucune raison d’étendre la loi sur Airbnb

Loin de la vieille ville, le parlement municipal de Berne ne voit aucune nécessité de réglementer davantage les locations Airbnb, selon sa réponse à une interpellation critiquant un projet de location de courte durée dans la Länggasse.

Ce contenu a été publié le21 décembre 2025 – 12h31

3 minutesKeystone-SDA

Autre langue : 1

Recevez les principales actualités de Suisse directement dans votre boîte mail.

Dans leur motion, les membres du Parti social-démocrate (SPD, gauche) ont affirmé que ces appartements destinés à la location de courte durée étaient construits en pleine pénurie de logements et dans un emplacement de premier choix. Ils ont ajouté que cela entraînerait une perte importante d’espace habitable. La commission de quartier s’était déjà opposée, sans succès, au projet de 16 appartements situé sur Seidenweg.

Le conseil municipal, quant à lui, estime qu’une intervention est nécessaire uniquement dans la vieille ville, précise-t-il. Dans ce quartier, la proportion d’offres Airbnb publiées par rapport au parc de logements est nettement supérieure à celle du reste de la ville : selon une évaluation de juin dernier, on comptait 26 logements Airbnb actifs pour 1 000 appartements. Le quartier de Mattenhof-Weissenbühl arrive en deuxième position avec 7,4.

Le conseil municipal a également indiqué être bien placé pour protéger les logements existants. Toutefois, sa marge de manœuvre est limitée concernant les nouvelles offres Airbnb. En règle générale, aucune autorisation n’est requise pour la transformation d’un appartement existant en location de courte durée.

La seule exception à cet égard est la vieille ville, où le promoteur doit démontrer sur demande que l’espace habitable concerné ne sera pas loué à court terme lors du dépôt de nouvelles demandes de permis de construire.

+ Pénurie de logements : ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas  

Lex Airbnb toujours bloqué

C’est l’une des conséquences de la « Lex Airbnb », approuvée à plus de 80 % par les électeurs bernois en 2022. L’objectif de cette loi était de limiter la location commerciale de certains logements secondaires dans la vieille ville : les appartements peuvent être loués sur Airbnb pour un maximum de 90 nuits par an.

Cependant, la modification législative correspondante est bloquée par une plainte collective, émanant notamment de l’association des copropriétaires. Selon le conseil municipal, l’affaire sera désormais examinée par le tribunal administratif. Néanmoins, la modification a pour l’instant un « effet provisoire », précise le conseil. D’après le service d’information de la ville, aucune demande de permis de construire non conforme à la nouvelle réglementation n’est traitée pour le moment.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *